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théorie politique

Présentation des archives autononomies

Publié le 6 Avril 2017 par Philippe Bourrinet

L’intégralité des numéros de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006) est désormais disponible, en ligne et téléchargeable, sur le site Fragments d’histoire de la gauche radicale :

www.archivesautonomies.org

 

La question de l’archivage des traces historiques de la mémoire des luttes sociales – témoignages, textes, revues, groupes, itinéraires individuels ou parcours collectifs – est un enjeu majeur pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la critique sociale et à sa transmission.

Pourtant, très souvent, trop souvent, les acteurs des mouvements sociaux abandonnent volontiers leurs archives personnelles aux universitaires qui les contactent pour écrire une histoire qui ne sera jamais véritablement celle des luttes et de leurs complexités étudiées dans une perspective utopique. La recherche publique bénéficie de ces archives, mais en réserve l’accès au seul monde académique des chercheurs, des universitaires et des étudiants munis d’habilitation. C’est ainsi que l’histoire s’écrit, celle que le monde académique autorise pour des raisons qui lui sont propres et qui tiennent à sa fonction sociale et à ses contradictions.

Les traces historiques des luttes sociales qui devraient être transmissibles et appropriables par tous disparaissent régulièrement de la mémoire collective pour être le seul objet d’étude (pour qui ? pour quoi ?) des «spécialistes» du savoir académique.

Une raison de plus pour découvrir le travail véritablement titanesque du collectif Archives autonomies qui se donnent pour objectif de « diffuser des documents de la gauche radicale et/ou extraparlementaire en vue de rendre possible toute réappropriation de ces productions écrites, orales, audiovisuelles et graphiques par des individus ou des collectifs intéressés par des pratiques et des discours de rupture avec l’existant. »

Laissons-leur la parole.

Vous avez des publications anciennes qui pourraient enrichir leur site? n’hésitez pas à les contacter !

L’Échaudée

 

QUI SOMMES-NOUS ?

Difficile de parler d’une forme d’être ensemble dont les limites temporelles, théoriques, ou encore pratiques restent floues y compris pour ceux qui y participent, s’y déploient ou ne font que passer. Dire qui nous sommes revient à nous construire comme intermédiaire, comme entremetteur voire comme interprète là où nous aimerions au contraire nous effacer pour laisser tous ceux qui le souhaitent et partagent notre intérêt pour ces expériences passées se les approprier de toutes les manières possibles. Cependant, il est nécessaire d’en dire un peu sur ce nous qui se cache tant bien que mal derrière le collectif Archives Autonomies afin de tenter d’expliquer d’où nous venons et vers où nous entendons aller.

Ces dernières années, les projets sur internet destinés à rendre accessible des archives sur les luttes sociales et politiques passées se multiplient. Parmi ceux-ci on peut par exemple citer le collectif d’édition Smolny qui s’attache à rassembler et republier les « introuvables du mouvement ouvrier », le projet Archives Getaway dont la démarche est centrée sur les luttes sociales et les groupes révolutionnaires « éphémères » et « tendant à dépasser le cadre des partis et syndicats depuis les années 1960 jusqu’à nos jours », le site la Presse anarchiste qui diffuse de nombreuses collections de périodiques du courant anarchiste ou encore l’Association RaDAR et la bibliothèque du CERMTRI liées aux différentes organisations se revendiquant de la IVe Internationale. À ces sites tournés vers l’archive s’ajoutent d’autres projets attachés à la diffusion d’écrits du mouvement révolutionnaire. De ce côté, nous pouvons évoquer Marxists.org ou Sinistra.net où l’on peut trouver de nombreux textes des différents courants se revendiquant «marxiste» et des gauches communistes, They Lie We Die pour les anarchistes auxquels s’ajoute d’autres portails, aux positions théoriques moins affirmées, tel que Les Classiques des sciences sociales. Enfin, on peut évoquer la myriade de sites, blogs ou simples pages web tenues par des passionnés, des acteurs, des témoins voir de bienheureux nostalgiques qui mettent en ligne et diffusent des milliers de documents, de tracts, de textes, de brochures, etc. Archives Autonomies entend n’être que l’un de ces sites. Ni plus. Ni moins.

 

Un peu d’histoire...

 

Notre collectif est né en juin-juillet 2012 dans le prolongement de la démarche impulsée par le site Gougligoubla.wordpress.com [aujourd’hui fermé] dont l’initiateur souhaitait mettre en ligne des documents d’archives sur l’autonomie politique en France entre la fin des années 1970 et la fin des années 1990. Parmi ces matériaux historiques, dont certains avaient été rassemblés au cours d’une recherche universitaire, figuraient par exemple quelques écrits de groupes tels que Camarades, Marge, Matin d’un Blues pour les plus anciens, différents collectifs anticarcéraux, l’Assemblée de Jussieu ou la scène squat parisienne des années 1990 pour les plus récents. Cette démarche individuelle partait d’un constat : alors que l’autonomie politique (ses formes d’interventions et ses idées) connaissait un regain d’intérêt depuis un peu moins d’une dizaine d’années, on pouvait observer qu’il était extrêmement difficile pour les individus et collectifs intéressés par ces cheminements théoriques ou pratiques d’avoir accès aux écrits produits par les groupes et regroupements qui les avaient précédés.

Cette démarche individuelle a rapidement agrégé autour d’elle plusieurs complices, membres plus ou moins formels de ce qui constitue désormais un collectif, nous amenant à élargir les bases du projet initial, uniquement centré sur l’aire de l’autonomie, pour englober désormais l’ensemble de ce que nous appelons la «gauche radicale et/ou extraparlementaire » et des différents courants qui la constituent.

À partir de nos faibles moyens, et parce que le blog GoubliGoubla ne pouvait à lui seul refléter la transformation d’un cheminement individuel en un phénomène collectif, un nouvel espace, baptisé Archives Autonomies, a ouvert ses portes. Accueilli sur la plateforme wordpress, ce blog nous a permis pendant sept mois de faire mûrir notre projet, de rassembler un petit trésor de guerre, accumuler du matériau historique, renforcer les liens entre les membres du collectif. Face aux capacités de stockage limitées proposées par notre hébergeur, une réflexion autour de la nécessité d’ouvrir un véritable site web, plus à même de répondre à nos attentes et nos exigences, s’est révélée être une nécessité plus qu’un véritable débat.

 

Où en sommes-nous ?

 

La période de rodage étant désormais terminée, notre projet va pouvoir pleinement prendre son envol. Nos objectifs diffèrent peu de ceux que nous avions au départ :

– Collecter des textes, journaux, revues, fanzines, brochures, tracts, livres et autres productions écrites, graphiques ou audiovisuelles ;

– Proposer en libre accès ces documents en vue de leur libre utilisation ;

– Impulser une réflexion individuelle et collective sur le rapport des groupes et individus impliqués dans des pratiques de rupture au sein du mouvement révolutionnaire aux expériences passées et plus largement à l’histoire du mouvement ouvrier ;

– Produire des brochures et textes de synthèse sur l’histoire de la gauche radicale et plus particulièrement sur des itinéraires collectifs ou individuels, des luttes et des interventions, de préférence largement méconnus.

Cet appel vers l’extérieur nous pousse à préciser plusieurs choses :

Notre collectif est indépendant de tout parti, syndicat, association ou institution. De même, notre démarche ne s’inscrit pas dans le prolongement d’une ligne politique définie ou à définir. De ce point de vue, nous n’entendons pas nous limiter à un courant théorique ou pratique particulier. Vous trouverez donc sur ce site des documents d’archives issus de différents courants/« mouvances »/scènes/ aires politiques : anarchisme, communisme-libertaire, gauches communistes, autonomies, inorganisés, non-dogmatiques, etc.

Cette démarche ne saurait être interprétée comme porteuse d’un discours affirmant la nécessité, pour tout individu ou collectif d’individus engagé dans un cheminement théorique et/ou pratique révolutionnaire, de connaître l’histoire de celles et ceux qui l’ont précédé. Au contraire, nous estimons qu’il s’agit là d’une question relativement secondaire, qui ne conditionne en rien l’émergence de pratiques et de luttes de rupture.

De ce point de vue – et nous le répéterons à plusieurs reprises dans ces pages tant cet aspect nous semble signifier où nous nous positionnons vis-à-vis de la question de la transmission du savoir – le contenu du site se veut une simple agrégation d’outils théoriques, de documents et sources historiques destinés à celles et ceux qui seraient intéressés par les réponses théoriques ou pratiques apportées par des mouvements, luttes, individus ou collectifs qui leur sont antérieurs.

Surtout, tous les documents diffusés par notre collectif ne sont pas notre propriété. Ils sont librement diffusables et reproductibles. Nous vous invitons d’ailleurs à vous les approprier de la manière que vous jugerez nécessaire. Toutefois, ils ne sauraient être utilisés à des fins commerciales quelles qu‘elles soient. Nous vous invitons aussi à mentionner, si vous le souhaitez, leur origine afin que les individus ou collectifs intéressés par notre projet puissent entrer en contact avec nous.

Nous invitons nos lecteurs et lectrices à se montrer patients et à ne pas hésiter à apporter leur contribution afin de combler les vides ou les lacunes de ce site.

 

PROPOS DES ARCHIVES

 

« Été comme hiver, elle est glacée ; les doigts s’engourdissent à la déchiffrer tandis qu’ils s’encrent de poussière froide au contact de son papier parchemin ou chiffon. Elle est peu lisible à des yeux mal exercés même si elle est parfois habillée d’une écriture minutieuse et régulière. Elle apparaît sur la table de lecture, le plus souvent en liasse, ficelée ou sanglée, fagotée en somme, les coins dévorés par le temps ou par les rongeurs ; précieuse (infiniment) et abîmée, elle se manipule lentement de peur qu’une anodine amorce de détérioration ne devienne définitive. Au premier regard, on peut savoir si elle a ou non déjà été consultée, ne serait-ce qu’une seule fois depuis sa conservation. Une liasse intacte est aisément reconnaissable. Non par son aspect (elle a pu être longtemps abritée entre caves et inondations, guerres ou débâcles, givres et incendiées), mais par cette façon spécifique d’être uniformément recouverte d’une poudre non volatile, refusant de s’esquiver au premier souffle, froide écaille grise déposée par le temps. Sans autre trace que celle livide du lien de tissu qui la ceinture et la retient en son milieu, la fléchissant imperceptiblement à la taille. »

 

Si les archives dont il est question dans les lignes qui précèdent sont celles constituées de papier, celles auxquelles doit faire face l’historien, ou de manière plus générale tout individu arpentant les salles de consultation des centres de recherche publics ou privés, la relation quasi fusionnelle décrite par Arlette Farge n’est pas sans rappeler le rapport émotionnel que nous pouvons parfois entretenir vis-à-vis de ces traces et ces fragments du passé. Assurément, ce rapport à l’archive est sensiblement altéré par la dimension numérique de celles qui se trouvent rassemblées ici, surtout du point de vue du visiteur que vous êtes. Ainsi la vue de ces documents sur un écran d’ordinateur ou le contact du papier brûlant sortant de l’imprimante semble peu à même de déclencher le même type de passion. À moins bien sûr que vous n’entreteniez des rapports particuliers avec un de ces deux appendices de votre unité centrale. Il n’en reste pas moins vrai que cette relation particulière à l’archive, et surtout à ce qu’elle contient, persiste. Du moins pour ce qui nous concerne. On pourrait même aller jusqu’à parler de passion. Et pour nourrir celle-ci, il faut des archives.

Ne faites pas les innocents, vous savez tout à fait de quoi on parle, surtout après avoir lu ce qu’on vous a pondu juste au-dessus. Mais si, ces satanées piles de papiers qui dorment dans votre grenier, votre cave ou votre bibliothèque. À égale distance entre la poubelle et le coffre fort. Nous nous adressons ici à ceux qui, au cours de leur vie, ont pris la décision d’opposer un peu de résistance à l’appareillage sociétal qui nous broie quotidiennement, nie nos désirs et nous enchaîne à horaires variables, au nom de la préservation de la propriété, de l’État et du travail. À ceux qui, au coeur même d’une lutte ou alors que les derniers brasiers de la contestation peinent à s’éteindre sous les coups de boutoir de la répression ou l’émiettement du mouvement, entreprennent d’amasser quelques traces de ce qui est advenu en espérant qu’un jour, elles puissent servir à quelque chose. À ceux qui, acteurs ou témoins des débats théoriques de la gauche radicale ou de l’une de ses franges, ont conservé jalousement des extraits ou la totalité d’une correspondance analysant n’importe quelle parcelle du capitalisme ou une traduction autodidacte d’un chapitre du Capital. À ceux qui, au gré de leurs rencontres et de leurs errances théoriques, on finit par mettre la main sur la collection entière d’un obscur journal d’« ultragauche », sur des brochures discutant de l’héritage théorique des millénaristes, voir les comptes-rendus des réunions mensuelles de la tendance « pro-situ » de votre réseau conseilliste. À ceux qui au gré de leurs dérives théoriques ou pratiques, tentent de réunir autour d’eux un peu de ce qu’ils sont, de ce qu’ils ont été ou de ce qu’ils ont pu observer.

Pour notre part, à défaut d’avoir pu prendre part à tout ce qui s’est déroulé avant le début du XXI° siècle, nous collectons les archives de ceux d’entre vous qui nous ont précédés. Quelques tracts ou une brochure par-ci. Quelques numéros du fanzine d’un petit collectif informel ou le bulletin interne d’une organisation révolutionnaire des années 1970 par-là. Parfois, il nous arrive de mettre la main sur un véritable trésor ou sur un complice aux ressources infinies. Le site est en grande partie le résultat de ces rencontres, de ces accumulations.

 

OÙ IL N’EST PAS INUTILE DE PRÉCISER A NOUVEAU DE QUEL CONSTAT NOUS PARTONS.

 

Toutefois, il n’est pas uniquement cela. Depuis plusieurs années, on peut noter, au sein de la population, un intérêt grandissant pour les expériences politiques passées. Cette curiosité se heurte dans une certaine mesure à l’absence de travaux de synthèse mais surtout bien souvent à l’absence d’accès aux sources, aux documents, aux archives. Les matériaux historiques restent ainsi inaccessibles au plus grand nombre.

Certes, cette situation résulte en partie du désintérêt des intellectuels pour les problématiques de la gauche radicale. Mais il serait réducteur de réduire cet effacement des questionnements des franges les plus déterminées du mouvement révolutionnaire à l’indifférence de ceux qui s’agitent dans le bac à sable médiatique. La réalité est que l’inexistence de travaux de recherche, universitaires ou non, s’explique aussi par le fait que de très nombreux militants et activistes conservent trop souvent leurs archives dans des endroits et par des moyens qui les rendent impénétrable à ceux qui pourraient y trouver une quelconque utilité. La plupart du temps, elles ont été oubliées par ceux qui les ont constituées. Quelles ques soient les raisons, bonnes ou mauvaises, qui ont débouché sur cette situation, il est nécessaire de faire sortir ces matériaux avant que le temps, les éléments, une envie de nettoyage ou les souris fassent leur oeuvre.

Bien entendu, nous dressons un tableau volontairement négatif de la situation. Certes, il existe quelques ouvrages d’intérêts qui abordent la gauche radicale ou l’une de ses franges. Cependant, si un travail de synthèse historique peut se révéler intéressant, en particulier en raison de sa dimension subjective, il s’accompagne là aussi bien trop souvent de l’émergence d’un discours et de la figure de l’expert, rarement disposé à partager ses sources et donc à laisser échapper à un certain contrôle le matériau, historique ou non, sur lequel il s’appuie.

Rassembler ces archives et, surtout, les rendre accessible participe de notre volonté d’éviter de nous constituer en un collectif d’experts. Cela ne veut bien sûr pas dire que nous ne nous réservons pas le droit de produire nos propres textes de synthèse sur l’histoire de la gauche radicale. Simplement, nous considérons qu’il est nécessaire et possible de dissocier la production de ceux-ci de notre démarche de mise en ligne de documents du mouvement révolutionnaire. Afin de laisser libre, ceux qui souhaitent éventuellement faire usage de ces archives, de prendre en compte ou non nos propres élucubrations...

 

POURQUOI DES ARCHIVES NUMÉRIQUES ?

 

Il n'est pas question, dans l’état actuel des choses, que de mettre à disposition des archives numériques. Les fonds papier du collectif ne sont pas ouverts à la consultation. Ce choix trouve son origine dans plusieurs facteurs qu’il n’est pas inintéressant de présenter ici :

Tout d’abord, nous ne disposons pas des moyens financiers qui pourraient nous permettre de louer un local. Nous ne pouvons donc garantir la consultation des archives papier que nous avons collectées et encore moins celles d’éventuels donateurs.

Sur le même registre, nous disposons de moyens limités pour assurer la bonne conservation de nos archives, ce qui exclut, de fait, la possibilité, pour nous, d’accepter des dons trop importants ou trop anciens. Le papier, support par excellence des archives, se dégrade souvent rapidement, surtout lorsqu’il est conservé dans des endroits peu adaptés tels que des caves ou des greniers.

À cela s’ajoute le fait que notre collectif est très éclaté géographiquement, limitant tout autant d’éventuelles rencontres entre ses membres (même si cette situation a aussi ses avantages) que la possibilité de concentrer en un seul point géographique nos moyens.

Enfin, animer un centre d’archives nécessite du temps. La plupart d’entre nous travaillent ou mènent différentes activités (universitaires par exemple) qui ne leur permettent pas de s’impliquer à temps partiel ou à plein temps dans un projet de ce type.

Nous avons donc fait le choix d’un support numérique. Il est certain que cela présente quelques inconvénients. Le moins négligeable est sans aucun doute la limitation des liens physiques qui peuvent se construire entre les personnes susceptibles de graviter autour de notre projet : notre collectif, ceux qui nous donnent des archives et ceux qui les lisent ou en ont l’usage. À l’avenir, nous tenterons de trouver une solution pour dépasser ce problème. Même si nous espérons que les visiteurs de ce site ne seront pas uniquement des consommateurs, cherchant à nourrir leur seul intellect mais bien des individus, qu’ils s’insèrent ou non dans une démarche collective, recherchant les moyens de dépasser la dimension théorique de la problématique de la rupture révolutionnaire pour s’attacher à sa dimension pratique. Car le choix du numérique présente aussi de nombreux avantages. Une meilleure diffusion des documents que nous avons rassemblés, chacun pouvant, à partir du moment où il est muni d’une connexion internet, avoir accès à ces archives. La possibilité d’impulser, malgré un éparpillement géographique et temporel, un mouvement d’accumulation et de conservation des divers fragments de l’histoire du mouvement révolutionnaire. Surtout la capacité, pour les individus et collectifs intéressés par ces textes, de se livrer à une réappropriation immédiate pouvant se traduire aussi bien par des réunions ou cercles de discussions que par des brochures ou des zines.

 

OÙ L’ON REVIENT A LA QUESTION DES ARCHIVES PAPIER

 

Pour accroître le fonds du site, et donc d’une certaine manière votre fonds numérique, il est toutefois nécessaire d’avoir accès à des archives papiers. Pour les scanner ou à défaut les photographier afin d’en extraire le texte.

Il nous semble important de préciser qu’il n’est pas dans notre intention de prêcher pour notre chapelle. Nous n’entendons pas nous substituer aux centres militants ou certains centres universitaires qui collectent des archives. De ce point de vue, il n’est en aucun cas indispensable de nous donner directement à nous vos archives papiers. Vous pouvez aussi bien nous les prêter, les scanner vous-même voire carrément les mettre en ligne au moyen de votre propre site ou de votre propre blog. Notre seule exigence est d’avoir accès aux archives numérisées afin de pouvoir les diffuser gratuitement, au plus grand nombre.

Plusieurs options s’offrent à vous, toutes négociables: don direct, prêt, don provisoire avant un dépôt auprès d’un centre d’archive militant ou institutionnel, etc. 

 

LE COLLECTIF ARCHIVES AUTONOMIES

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