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théorie politique

Une réponse de C.B. sur l'introduction de Pantopolis (14 février 2019)

Publié le 14 Février 2019 par C.B. in courrier

RAPIDE REPONSE

Pantopolis pour la « discussion » vient de publier sur son site mon texte sur les « gilets jaunes » et je l’en remercie. Dans sa présentation il dit qu’il ne partage pas ce qu’il appelle mes «présupposés», c’est son droit, seulement il ne faudrait pas qu’il les déforme. Je ne parle pas de «disparition du prolétariat», je dis que celui-ci n’est plus désormais qu’un groupe social parmi d’autres. Je n’écris pas qu’il y a « naissance de mouvements ‘aclassistes’ radicaux »,  je dis qu’avec les « gilets jaunes » il y a la naissance d’un nouveau mouvement social qui n’a rien de révolutionnaire, plein d’idées démocratiques bourgeoises, mais avec qui, en-dehors des partis et syndicats, c’est le retour de la question sociale que le capitalisme avait réussi à éviter et qui désormais lui saute en plein visage. Je n’écris pas que pour pouvoir « garder leur radicalité » (quelle «radicalité» ? complète confusion!) ces nouveaux mouvements, le devront grâce au « surgissement d’un super-parti », je dis que les masses modernes totalement assujetties au capitalisme totalitaire qui désormais gouverne la planète, auront besoin et éprouveront ce besoin d’avoir un parti qui  les éclaire et les guide lorsque se posera la question de faire une révolution dépassant le capitalisme, parti qui n’aura rien à voir avec un «super-parti» comme Pantopolis l’écrit pour le caricaturer, mais qui devra effectivement être suffisamment « compact et puissant » – pour parler comme Bordiga – pour encadrer ces masses qui auront été diminuées, rendues décadentes et décervelées par un tel capitalisme.           

…  que le capitalisme soit devenu un fait social total qui s’est emparé de la vie des hommes pantopolis l’ignore ; qu’après ses « 30 glorieuses » il est économiquement entré dans sa phase terminale ne l'effleure pas ; que du même coup le capitalisme s’est désindustrialisé réduisant le prolétariat à une petite minorité, cela également ne l'interpelle pas; que la question sociale avec les « gilets jaunes » revienne sur le tapis portée par des couches sociales qui ne sont pas des prolétaires industriels mais de pauvres gens issus du grand magma social que le capitalisme en fin de cycle a engendré, cela encore il ne le voit pas. Cette myopie dont il est frappé s’appelle le déni du réel. Que faire contre un tel mal dont est atteint ce qui se pare du titre ronflant de « milieu révolutionnaire » (pour les initiés « les gauches communistes ») ? … Ce milieu des «gauches communistes» sclérosé, fossilisé, est effectivement mort et mérite qu’on l’enterre. Milieu qui d’ailleurs n’intéresse personne et c’est heureux.

C.B.

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