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théorie politique

La guerre capitaliste est toujours contre le prolétariat

Publié le 1 Mars 2022 par Matériaux critiques

Nous publions pour une discussion approfondie sur la guerre impérialiste en cours cette prise de position de la revue Matériaux critiques.

Pantopolis, 1er mars 2022.

La guerre capitaliste est toujours contre le prolétariat

 

Les catastrophes capitalistes se succèdent et s’accélèrent en révélant ainsi la course du capital global vers l’abyme. Les mots et les prétextes sont typiques des guerres capitalistes dans tous les camps, mystifier, mentir, tromper et surprendre l’ennemi. Ainsi du côté russe ont réutilise l’idéologie « antifasciste » et la défense de « ses » populations pour justifier son intervention militaire et du coté ukrainien se sont les « bonheurs » de la « démocratie et de la liberté » pour travailler (et consommer) qui sont mis en avant. Mais dans les deux camps se sont les nationalismes qui se développent et les factions fascistes qui agissent symétriquement. La menace nucléaire est brandie et tous les « Docteurs Folamour » s’empressent de réarmer. Les positions classiques de l’internationalisme prolétarien ne sont pas négociables, ni pondérables en fonction des concepts bourgeois « d’agresseurs et d’agressés » toujours avancés dans toutes les guerres capitalistes. Poutine peut comme il le fait, se justifier en présentant la Russie comme la victime de l’écroulement du bloc soviétique, de la disparition de l’empire tsariste et stalinien et des avancées de l’Otan. Mais il s’agit avant tout d’une reconfiguration générale des différentes alliances et blocs « impérialistes », inhérent à tous les capitaux nationaux. Les USA se doivent de reprendre de leur point de vue, leur positon de leadership mondial face à l’alliance qui se dessine entre la Russie et la Chine en préparation de nouvelles guerres probables en Asie (Taiwan).

Dans le contexte de la crise sanitaire s’adjoint une crise économique et énergétique, où toutes les puissances et à fortiori celles le plus acculées se voient contraintes de se muscler militairement et de muscler leurs discours bellicistes « offensifs ou défensifs » mais toujours nationalistes. Les meurtriers sont dans les deux camps ; que l’on pense à la Turquie et à ses génocides qui se trouve aujourd’hui, opportunément dans le camp « démocrate » comme hier, en 1941-45, l’était la Russie stalinienne. Ces enjeux « géostratégiques » sont inhérents aux contradictions et appétits concurrentiels du capitalisme et de chacun de ses États. L’apathie et l’anomie prolétarienne sont générales comme le désintérêt et/ou la peur égoïste dans la plupart des segments des classes sociales européennes. Cela, sans faire malheureusement aucune liaison entre ces réalités de dégradations salariales et la guerre qui, avec la pandémie sont pour le capital une possible porte de sortie, justifiant par là, les abyssales dettes Étatiques, les politiques d’austérité à venir (mais déjà entamées grâce à l’inflation) et le regain généralisé du « national-populisme ». L’union nationale est ainsi raffermie dans un premier temps grâce à la guerre, mais ne dure pas éternellement.

Les réalités de la survie au quotidien, et des morts qui commencent à s’entasser, vont peut-être en Russie comme, plus difficilement, en Ukraine faire éclore des mouvements anti-guerres, préludes possibles à des grèves, des désertions, des fraternisations, et à une lutte contre le véritable ennemi dans chaque pays : sa propre bourgeoisie. Ce sont ces positions caractéristiques du défaitisme révolutionnaire que les marxistes internationalistes du monde entier se doivent de rappeler, et de soutenir sans ambiguïtés ou « raison gardée » ; même si leurs concrétisations peuvent s’avérer bien peu probables. Le capitalisme d’Amérique ou d’Europe n’est pas moins criminogène que de celui de Russie ou de Chine ; leurs bombes atomiques ne sont pas plus ou moins « démocratiques ». Dans tous les cas, les principales victimes directes (morts et blessés) ou indirectes (réfugiés, déplacées,…) se sont des prolétaires. Ceux-ci subissent les conséquences des guerres, militaires mais aussi économiques et sociales, rarement se ne sont les gouvernants ou les classes dominantes qui endurent les difficultés dues aux conflagrations, bien au contraire elles sont les premières à s’enrichir de ces conflits. Le capitalisme c’est toujours la guerre contre le prolétariat.

Matériaux Critiques : 1 mars 2022

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