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théorie politique

CONTRE LA GUERRE CAPITALISTE !

Publié le 9 Avril 2022 par Oveja negra, Argentine

CONTRE LA GUERRE CAPITALISTE !

Nous donnons ci-dessous cette traduction de l'espagnol en francais d'un texte (ou tract) de camarades internationalistes d'Argentine à propos de la guerre en Ukraine et ses répercussions pour l'ensemble du prolétariat international. Jusqu'en Argentine, dans la vie quotidienne, de manière dramatique :

"En Argentine, au cours de la première semaine de mars, la farine a augmenté de 52 % en quatre jours. Depuis le début du conflit, les prix des ingrédients de base de l’alimentation déficiente de cette région ont monté en flèche".

Comme le souligne le texte, la guerre de la classe bourgeoise contre le prolétariat est permanente : "Hier, aujourd’hui et demain, l’intérêt de la classe bourgeoise est et sera toujours en guerre avec le prolétariat. Le travail, l’exploitation, la misère et la guerre sont les formes concrètes de cet intérêt".

La solidarité internationaliste est plus que jamais une nécessité vitale pour le milieu révolutionnaire  comme pour l'ensemble du prolétariat auxquels ils montrent une direction à suivre contre le capital et les classes bourgeoises à son service :

"(les révolutionnaires) lèvent aujourd’hui et lèveront toujours un mot d’ordre internationaliste et révolutionnaire contre la guerre. Ces slogans n’ont peut-être pas actuellement la force nécessaire pour être une pratique  massive du prolétariat, mais ils ne cessent pas d’être une direction et une perspective".

Pantopolis, 8 avril 2022.

CONTRE LA GUERRE CAPITALISTE !

 La Oveja Negra (Le Mouton noir), Argentine, le 13 mars 2022

https://boletinlaovejanegra.blogspot.com/2022/03/contra-la-guerra-capitalista.html

Aucune guerre, aucune situation « géopolitique « n’est simple à comprendre. Encore moins quand on pense qu’il n’y a pas de classes sociales dans le monde : il n’y aurait que des pays, des dirigeants et des idéologies politiques. Ainsi, il y a ceux qui soutiennent et justifient les massacres et l’horreur de la guerre. Ce sont ceux qui oublient ou veulent faire oublier que les guerres se font pour de l’argent. Comme le soulignent aujourd’hui des camarades en Russie, derrière la guerre il n’y a que les intérêts de ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et militaire : « Pour nous, travailleurs, retraités, étudiants, elle n’apporte que souffrance, sang et mort. Le siège de villes paisibles, les bombardements, les massacres de personnes n’ont aucune justification. » (Texte de la section de l’Association internationale des travailleurs de la région russe KRAS-AIT)

La guerre rend évident l’horreur d’une société basée sur l’accumulation et le profit. C’est la paix capitaliste par d’autres moyens. La guerre en Ukraine s’ajoute à celles qui ne sont malheureusement pas nouvelles (Palestine, Yémen, Syrie) et aux millions de morts de faim, de misère, de travail, de maladies évitables ou de suicide.

Dans les zones de conflit, il y a aussi des morts et des misères dues aux bombardements, au manque d’eau, de nourriture, de médicaments, d’abris et d’énergie. Tout comme dans les camps de réfugiés, dans les prisons, sur les lignes de front. Ils recrutent des prolétaires de différents pays pour qu’ils s’entretuent pour les intérêts de leurs exploiteurs et de leurs dirigeants, pour les intérêts de la bourgeoisie ! Ils emprisonnent ceux en Russie qui s’opposent à la guerre et le manifestent publiquement et collectivement. Ils militarisent et augmentent l’intensité du travail tout en imposant davantage de mesures d’austérité. C’est la guerre ! Ce sont des guerres contre le prolétariat !

La guerre est le domaine de la destruction contrôlée, du désastre prémédité, de la gestion et de l’administration de la mort et de la misère. Cette compétition est inhérente au Capital. Les prolétaires combattent, meurent et subissent l’état de guerre au nom de tel ou tel bloc, alors que nous, prolétaires, n’avons ni patrie ni nation à défendre. Comme le soulignait Marx : « Le travailleur n’est ni français, ni anglais, ni allemand car sa nationalité est le travail, l’esclavage libre, la vente de lui-même et de son propre travail. Il n’est pas gouverné par la France, l’Angleterre ou l’Allemagne, mais par le capital. Son atmosphère natale n’est pas française, ni anglaise, ni allemande, c’est l’atmosphère de l’usine. Le sol qui est le sien n’est ni français, ni anglais, ni allemand, mais l’attend six pieds sous terre. Au-dessus du sol, l’argent est la patrie de lindustriel « Marx, sur F. List (1845).

Malgré cela, il y a ceux qui, déterminés à s’identifier à telle faction capitaliste, c’est-à-dire meurtriers, justifient telle guerre ou telle autre, tel attentat ou tel autre, tel État ou tel autre. Avec des arguments fallacieux, qu’ils soient staliniens ou libéraux, fascistes ou antifascistes, voire anti- impérialistes, ils se concentrent tous sur le soutien de l’exploitation et de l’oppression : le capitalisme.

Bien sûr, il y a des différences, le fait qu’ils soient tous pourris ne veut pas dire que ce sont les mêmes merdes : Zelensky, Biden, Poutine, l’OTAN, les néonazis ukrainiens, les néonazis russes. Les chefs d’États, leurs conflits et leurs alliances, leurs paix et leurs guerres, leurs développements et leurs destructions, leurs sciences et leurs religions, leurs aides humanitaires et leurs contrôles de sécurité ne servent qu’un seul intérêt : maintenir la domination de la paix sociale, qui n’est rien d’autre que la paix des cimetières.

Il n’y a pas, il n’y a pas eu, il n’y aura jamais de « bons « ou de «mauvais" dirigeants bourgeois, de « bons « ou de «mauvais » partis bourgeois ; cela n’a pas de sens non plus de parler de « bonnes » ou de « mauvaises » nations ou États. Hier, aujourd’hui et demain, l’intérêt de la classe bourgeoise est et sera toujours en guerre avec le prolétariat. Le travail, l’exploitation, la misère et la guerre sont les formes concrètes de cet intérêt.

En temps de guerre et de paix, ils nous conforment ‘aux intérêts du pays’. Mais comme nous le disons depuis des décennies sur tous les continents : l’ennemi est aussi ‘dans notre propre pays’, c’est ‘notre’ bourgeoisie.

La force révolutionnaire du prolétariat dépend de sa capacité à lutter contre les différentes fractions bourgeoises, contre les différentes formes de domination que déploie le Capital. C’est dans ce sens que, face à toute guerre bourgeoise, les révolutionnaires sont solidaires de leurs pairs d’autres régions et, tout comme ils l’ont fait dans le passé, ils lèvent aujourd’hui et lèveront toujours un mot d’ordre internationaliste et révolutionnaire contre la guerre. Ces slogans n’ont peut-être pas actuellement la force nécessaire pour être une pratique  massive du prolétariat, mais ils ne cessent pas d’être une direction et une perspective.

Dans une Argentine pacifique et meurtrière, les gouvernements baissent le salaire social pour le bien du pays, les critiques fallacieuses nous disent que le problème n’est pas la bourgeoisie locale mais le FMI. Ils nous parlent de «peuple» comme si, sur cette terre, il n’y avait que des intérêts nationaux et aucun intérêt de classe. Ainsi, ils veulent nous apprivoiser et nous préparer à des conditions encore pires, voire à la guerre. En Ukraine, la loi martiale a été décrétée pour réprimer toutes sortes d’actions considérées comme antipatriotiques, déclenchant à leur tour une campagne violente contre les personnes qui volent à l’étalage ou se livrent au pillage. Dans le reste du monde, la dégradation des conditions de vie à cause de la guerre a déjà commencé. Tant dans les pays directement concernés, chez leurs voisins en Europe, que dans le reste du monde, ce sera le prolétariat qui en paiera les frais. Alors que la ‘guerre’ contre le virus semblait terminée, une autre a commencé. Une nouvelle justification pour se serrer la ceinture. En Argentine, au cours de la première semaine de mars, la farine a augmenté de 52 % en quatre jours. Depuis le début du conflit, les prix des ingrédients de base de l’alimentation déficiente de cette région ont monté en flèche. Et il y a encore ceux qui pensent qu’ils décident du sort du pays parce qu’ils votent toutes les quelques années.

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